Le monde: un terrain de jeux pour les jeunes travailleurs

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Oct 10, 2019
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Longtemps, on a cru que la mobilité des employés était réservée aux grandes entreprises internationales, souvent en recherche de productions ou de travail à faible coût. On en parlait surtout lorsqu’un plan de restructuration de l’entreprise en difficulté ne donnait aux salariés qu’une alternative : soit le départ dans un pays lointain, soit le chômage.

En conséquence, certains mots comme « expatriation », « externalisation » ou « délocalisation » ont acquis une aura très négative, comme une punition pour un employé ou un service dont on veut se débarrasser. Or, la réalité est toute autre, voire complètement opposée dans certains cas.

Les talents en première ligne

L’externalisation concerne de plus en plus les PME et les ETI (Entreprises de taille intermédiaire) et implique souvent l’envoi de collaborateurs à l’étranger. Dans ces cas-là, ce sont surtout les employés les plus méritants, les plus expérimentés, qui partent gérer les filiales ou services à l’étranger. Les PME n’hésitent plus non plus à embaucher des talents venus d’autres pays pour asseoir un nouveau marché ou développer une nouvelle branche.

On n’a pas attendu les temps modernes pour pratiquer la délocalisation : depuis l’invention du commerce, ce sont les plus talentueux qui s’en vont explorer les nouveaux marchés. On n’allait pas envoyer sur la Route de la Soie un employé peu à même de rapporter des informations précieuses et de conclure des contrats juteux. La mondialisation moderne a noyé l’expatriation des talents sous le volume d’une massive « migration de travail », souvent provoquée par des problèmes financiers ou de stabilité du pays de naissance.

Pourtant, sous la quantité se cache l’expatriation de qualité, accélérée par l’essor des nouvelles technologies et d’une « culture mondiale » portée par les milléniaux.

 Un nouveau souffle pour les PME

Près de 90 % des PME ont développé ou souhaitent développer leur marché à l’international. Cette évolution est souvent due à une nouvelle demande, à l’essor d’un nouveau marché, à une rencontre professionnelle, ou résulte plus rarement d’une décision planifiée. Le marché est devenu mondial, pour tout le monde, et non plus réservé aux grandes entités commerciales.

Les nouvelles technologies ont bien sûr accéléré l’explosion de l’internationalisation et l’ont accompagnée. Cependant, gérer depuis la France un service de production à l’autre bout du monde peut nécessiter plus qu’un rendez-vous Skype quotidien, contrairement à ce qu’on pouvait penser jusque-là. Car exporter ses biens, ses services, relocaliser une production, c’est bien, mais envoyer sur place un collaborateur ou un service pour chapeauter le tout, c’est mieux! Non seulement pour gérer l’existant mais surtout pour être réactif et saisir d’autres opportunités. Et ce changement de paradigme est en plein essor, boosté notamment par les chambres consulaires et certaines réformes en cours : accompagnement des TPE, PME et ETI à l’export, mise en place de formations pour les dirigeants, réforme des financements, etc.

Pour conclure, selon les études, plus de deux expatriés sur trois expliquent que leur situation est bonne pour leur carrière et plus de la moitié soulignent que leur niveau de vie a progressé (Salaire, environnement de travail, de vie, etc…)

Alors n’hésitez plus et pensez global !

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Caroline Zeitoun

CEO&Co-founder, Zenmoov

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